La plupart des litiges de montage ne viennent pas d’un mauvais travail, mais d’une phrase manquante : personne n’a écrit combien de modifications étaient incluses, ni ce que « final » voulait dire. Un contrat n’a pas besoin d’être long. Il doit répondre aux cinq questions que tout projet finit par poser.
01Périmètre de la mission
Nommez précisément les livrables : nombre de vidéos, durée, formats d’image et formats d’export. « Une vidéo promo » ouvre la porte à une version de 60 secondes, une de 15 secondes et trois versions verticales. « Un master 16:9 de 60 secondes » non.
02Tours de révisions
Deux tours est la norme courante. Ce qui compte davantage, c’est de définir ce qu’est un tour : une seule liste de retours regroupés, envoyée en une fois, par une seule personne.
Un tour de révisions est un seul jeu de remarques, pas une conversation sans fin.
Indiquez dès le départ le tarif d’un tour supplémentaire : en demander un devient une simple décision, pas une négociation délicate.
03Validation écrite
Un pouce levé dans un groupe de discussion n’est pas une validation. Précisez comment se fait l’accord et qu’il clôt le tour, et gardez une trace de qui a validé quelle version, et quand.
04Paiement et indemnité d’annulation
Demandez un acompte, de 30 à 50 % en général, avant d’ouvrir le planning. Ajoutez une indemnité d’annulation pour les projets abandonnés en cours de route, afin que les heures déjà passées soient payées.
- Acompte dû à la signature
- Solde dû à la validation finale, avant la remise des fichiers master
- Retards de paiement : pénalité forfaitaire ou intérêts au-delà de 30 jours
Envoyez votre prochain montage via Revu
Retours horodatés, tours de révisions comptés et validations enregistrées : gratuit pour commencer.
05Droits d’utilisation
Précisez à qui appartiennent le montage final, les fichiers projet et les rushs. La plupart des monteurs cèdent les droits sur la vidéo finale au paiement intégral et gardent le droit de la montrer dans leur portfolio : écrivez les deux.
Rien de tout cela ne demande un langage juridique. Des phrases claires et simples, lues par les deux parties avant de commencer, vous éviteront plus de problèmes que n’importe quelle clause ajoutée après un litige.
Fondateur de Revu. Ancien monteur freelance, il construit aujourd’hui l’outil dont il avait besoin pour les validations clients.